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Business Games, ou l’importance de lier le virtuel au réel
Par : Guillaume COUDERT
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par Guillaume Coudert

Les nombreux échanges et témoignages suscités par la conférence Recrutement Médias Sociaux du 24 novembre ont soulevé l’importance de placer l’humain au centre des stratégies adoptées. Le business game est un bel exemple d’initiative liant le virtuel au réel. C’est dans ce contexte que Charles THOU, co-fondateur de la plateforme Studyka, a accepté de répondre à quelques-unes de nos questions.

Bonjour Charles, et bienvenue sur le site Recrutement Médias Sociaux ! Nombreuses sont les entreprises qui ont recours au business game pour capter de nouveaux talents et de nouvelles idées. Peux-tu nous en dire un peu plus sur ce concept ?

Un business game (ou challenge d’entreprise sur Studyka) est avant tout une immersion des étudiants dans un environnement professionnel. Le plus souvent sous forme de concours par équipes, les étudiants sont confrontés à une problématique d’entreprise ou plongés dans une situation du monde professionnel en live ou grâce à une simulation logicielle.

A la différence du serious game, plus utilisé dans le milieu professionnel et qui profite d’un moteur de jeu vidéo immersif, le business game a vocation à permettre des interactions et des rencontres entre les parties prenantes (étudiants, managers d’entreprises, professeurs…).

Peux-tu nous donner quelques exemples d’opérations menées par Studyka ?

Sur Studyka, nous souhaitons donner aux étudiants un véritable moyen d’être force de proposition.

Studyka a par exemple organisé une opération avec CANAL+ sur le thème de la télévision de demain. Plus de 200 étudiants provenant de 52 écoles et universités ont travaillé en équipe sur la télévision connectée, la télécommande de demain ou encore l’interactivité avec les téléspectateurs.

Plus récemment, des étudiants provenant de 12 pays différents (Brésil, Inde, Australie, Chine…) ont pu réfléchir ensemble aux futures gares du « Grand Paris » en partenariat avec Bouygues Construction.

Actuellement, Crédit Agricole SA propose aux étudiants d’imaginer une stratégie d’attraction des étudiants en situation de handicap.

Comment se traduisent la proximité et les interactions que tu évoques dans le cadre de ces challenges ?

Sur Studyka, les interactions sont doubles : à la fois entre les étudiants et avec des intervenants extérieurs (managers, professeurs).

Notre plateforme permet en effet aux étudiants de se rencontrer, de former des « dream teams » pluridisciplinaires  et de collaborer directement en ligne (échange de fichier, chat, visioconférence…) avec le soutien de « coachs » issus du monde professionnel ou académique.

Directement connectée aux réseaux sociaux (Facebook, Twitter en premier lieu) Studyka permet des business games réellement 2.0, de l’inscription des étudiants aux votes sur leurs projets en passant par la recherche de coéquipiers !

Enfin, nos opérations débouchent sur un événement et une rencontre entre l’entreprise et les étudiants. A titre d’exemple, 6 étudiants parmi les lauréats du challenge CANAL + ont été recrutés à la suite de l’opération.

Cet exemple montre bien l’intérêt que les entreprises ont à développer un business game et amène la question du ROI que l’on peut attendre sur une telle opération…

Un business game est avant tout une opération de recrutement et de dynamisation de la marque employeur auprès des jeunes.

Le ROI en termes de marque employeur est mesurable à travers la communication liée au business game (étudiants participants, écoles ciblées, relais médiatiques et viralisation sur les réseaux sociaux). Ce sont généralement plusieurs dizaines de milliers d’étudiants qui sont touchés par cette communication.
En décidant de leur donner la parole et en permettant aux étudiants d’être force de proposition avant même l’embauche, l’entreprise se présente comme dynamique, tournée vers l’innovation et vers les jeunes. C’est s’adapter à une génération Y habituée à être actrice du monde qui l’entoure (grâce à internet notamment), en quête d’expériences, en particulier si elles comportent un côté ludique. Patrick Lemattre, professeur à HEC et spécialiste du recrutement des jeunes parle à leur égard d’une génération du « Moi SA », très entreprenante et en quête de fun et de reconnaissance.

En termes de recrutement, le ROI est à la fois quantitatif et qualitatif.
Quantitatif, car l’opération permet d’attirer un grand nombre de profils vers l’entreprise.
Qualitatif, car les étudiants participants sont des étudiants motivés par le secteur d’activité, capables de travailler en équipe avec des profils différents du leur (chose qui est monnaie courante dans les entreprises mais très peu présente pendant les études) et de proposer des solutions pertinentes.

Studyka prône ici également un recrutement au mérite, nos opérations étant pour la plupart ouvertes à tous les étudiants sans distinction de diplôme. A titre d’exemple, parmi les lauréats du Grand Match de l’Innovation CANAL+  se trouvaient une étudiante en arts et littérature et un étudiant en faculté de sociologie.

Le business game s’avère donc un bon moyen de faire bouger les lignes ! Comment Studyka perçoit l’avenir de ce type d’opération ?

La vision de Studyka est que les business games seront de plus en plus intégrés au cursus des étudiants grâce à de nouveaux outils de communication faisant le lien entre théorie et pratique et permettant plus de collaboration entre les parties prenantes du monde académique (étudiants, professeurs, écoles/universités, entreprises…).

Nous pensons que les études de cas papier sont dépassées (en plus d’augmenter encore le nombre d’impressions) et que les étudiants attendent des études de cas plus interactives, en lien avec l’actualité de l’entreprise et pouvant déboucher directement sur du recrutement.

Dans certaines écoles déjà (Reims Management School, Télécom ParisTech par exemple) les étudiants valident des crédits pour leur diplôme en participant à des business games.

De beaux projets en perspective donc ! Merci Charles pour tous ces éléments !

Merci Guillaume, à bientôt !

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Animateur d'un blog sur la Marque Employeur et chroniqueur sur les sujets RH et Web 2.0 // Directeur Commercial & Business Development chez Studyka // Retrouvons-nous sur les médias sociaux !

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