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Et si les candidats pourrissaient le recrutement social ?
Par : Laurent Brouat
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Et si c’était les candidats qui rendaient le recrutement 2.0 difficile à gérer voir impossible ? Les professionnels du recrutement sont aujourd’hui en pleine transformation digitale et s’acclimatent avec des nouveaux outils comme les réseaux sociaux. Le comportement des recruteurs est d’ailleurs souvent loin d’être exemplaire mais on parle rarement du comportement des candidats. Car oui, les candidats ont aussi un comportement de spammer sur les réseaux sociaux qui peut décourager les recruteurs. Laissez moi vous raconter cette histoire qui s’est passée hier sur LinkedIn.

 

L’appel d’un recruteur

Stéphane Dahan, Directeur recrutement chez Alten a lancé ce message sur LinkedIn.

des candidats asociaux

Jusqu’ici, tout va bien, rien de spécial, c’est une pratique normale pour un recruteur de partager de temps en temps un message sous forme d’annonce. J’ai « liké » ce message et du coup, j’ai suivi tous les nouveaux messages postés. Et là, j’ai commencé à voir des messages de gens qui répondaient en commentaire « Regardez mon profil » ou « Please review my profile » … Consternation, étonnement, énervement

candidats pourrissent le recrutement social

Comment des gens qui postulent à un poste de chargé de recrutement peuvent faire un message aussi pauvre ? Imaginez que l’annonce existe (d’ailleurs l’annonce existe !) et qu’au lieu de mettre un « Please review my profile », il aillent voir l’annonce et postulent ou contactent une de leur relation chez Alten ou même se renseignent sur le poste et la personne en faisant un message plus personnalisé ? Mais non, le lancinant « please review my profile » s’accumule commentaire après commentaire.

Il y avait beaucoup d’options pour éviter le « Please review my profile »… et d’ailleurs, un Bonjour aurait été pas mal pour commencer.

 

Mon énervement, ma consternation

Je sais, vous allez dire, j’ai craqué mais je n’ai pas pu m’empêcher, j’ai donc fait mon commentaire (remarquez la note anglaise :)).

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Suite à mon commentaire, le débat s’est lancé…

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Pour certains, la faute était partagée car le recruteur aurait pu donner plus d’éléments… mais c’est un message assez courant et qui a du sens dans ce contexte. Comme je le dis pendant le débat, le problème du comportement des recruteurs ne se situe pas là.

 

L’expérience recruteur

On parle beaucoup de l’expérience candidat mais qu’en est-il de l’expérience recruteur ? (Caroline Guichet l’avait évoqué à #TruParis en 2014 !). Dans ce cas présent, je serais à la place de Stéphane, je me poserais des questions pour la prochaine fois… Ces candidats, par leurs comportement, dissuadent les recruteurs de jouer le jeu du partage ou du réseau social.

Avec des candidats de cet acabit, la question se pose… Mais rassurez vous, chers recruteurs, ne vous démotivez pas et gardez la foi. Je crois que le chemin vers le partage et le digital n’est pas toujours facile mais sur le long terme, il paie.

Quand aux candidats, il faut les éduquer à mieux utiliser les réseaux sociaux. Je m’occupe d’évangéliser les recruteurs, j’espère que les professionnels de l’accompagnement (APEC, Pôle Emploi, Outplacement, Ecoles, Universités…) doivent aussi s’occuper d’éduquer ces candidats/chercheurs d’emploi ou étudiants.

 

Crédit photo shutter stock : Girl with madness and anxiety, psychiatric problems

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Laurent Brouat

Directeur de Link Humans France, Laurent a lancé #TruAcademy, la meilleure formation au sourcing et recrutement pour les RH et recruteurs. Il organise les évènements #Tru : #TruParis #TruSourcing et #Tru Régions. Il est enseignant et conférencier sur le recrutement et le sourcing. http://www.linkhumans.fr/formation/

24 commentaires

  • Ludovic dit :

    Certes il y a de mauvais candidats, mais heureusement la majorité ne se comporte pas non plus comme ça.

  • Julien Peltier dit :

    Hello Poil à gratter,

    Super billet Laurent ! Sans retenue, j’adore ! 😀
    Mais pour le coup ce n’est pas très impartial.. Je ne défends pas les candidats, c’est la pire façon de postuler, mais ces derniers s’adaptent à l’annonce du recruteur.
    Hâte de suivre le #TruMag !
    Bonne journée

    • Laurent Brouat dit :

      Merci Julien pour #TruMag et ton commentaire ! Oui c’est vrai, ce n’est pas impartial mais j’avais envie de parler de ce phénomène sous-estimé et qui pollue beaucoup les recruteurs aujourd’hui !!

  • Pierre-Yves dit :

    Très bon craquage Laurent ! 😉

  • Kamal dit :

    J’ai craqué aussi au point d’en écrire un article.
    https://www.linkedin.com/today/post/article/stop-asking-recruiters-review-kamal-sawal

    Et pourtant je ne suis pas recruteur…

  • Karine dit :

    Bonjour,
    Je suis entièrement d’accord sur le côté laconique de la communication du côté du recruteur. Devant aussi peu d’informations, il peut être compréhensible qu’un candidat propose à celui-ci de simplement consulter son profil, afin que le recruteur puisse identifier les mots-clés qu’il ne communique pas.
    Cela n’empêche, il est aussi fort justement dit que quelques mots tels que Bonjour/Merci/A bientôt/Au plaisir d’échanger (liste non exhaustive) ne nuisent pas à la communication et à l’envie qu’aurait le recruteur de contacter le candidat…
    Un point partout, pour moi !

    • Laurent Brouat dit :

      Bonjour Karine, c’est vrai que la réflexion pourrait être partagée.. mais bon, pour une fois que l’on s’attaque au comportement des candidats, les recruteurs sont souvent la cible (à raison d’ailleurs). !!

  • Laurent Pernelle dit :

    sois rassuré Laurent, on s’en occupe ! Même si la transfo digitale des fonctions RH fait partie de mon quotidien, j’ai vite compris qu’il fallait aussi s’occuper des candidats :). Preuve à l’appui http://ow.ly/KYnJb

    • Laurent Brouat dit :

      Excellent Lauren et bravo pour l’initiative !! J’ai reconnu une photo de toi d’ailleurs 🙂 Il faut faire de l’évangélisation à la fois pour les RH et les candidats, la route est longue 🙂

  • Géraldine dit :

    très bon article, il y avait eu, sur votre sur votre site, il me semble, l’article « inverse » sur les comportements des recruteurs sur les réseaux sociaux et les erreurs fréquemment commises, notamment dans le sourcing.

    Je travaille dans l’accompagnement professionnel et l’éducation des candidats, ou pour le moins certains rappels de « bon sens » sont à effectuer de manière prioritaire : régles de politesse (je suis toujours très agacée quand on utilise mon adresse électronique perso alors que j’ai bien remis mon adresse pro…c’est un détail et c’est de ma faute elle n’a qu’à pas trainer sur le net..) bonjour, salutations; s’intéresser à ce que veut le recruteur de manière personnalisée apparait comme un minimum (le recruteur fera surement un premier tri sur cette base aussi, il donne peu d’info et il voit qui vient lui…c’est pas le top mais c’est une stratégie…)…
    Les réseaux permettent une mise en relation plus rapide mais cela ne dispense personne du travail à réaliser en amont : préparer son recrutement pour l’entreprise, préparer son projet et motiver sa candidature pour le candidat

    • Laurent Brouat dit :

      Exactement Géraldine.. les réseaux sociaux ne doivent pas dispenser les personnes d’un peu de travail… le digital donne l’illusion de pouvoir s’affranchir de la relation alors que c’est complètement faux !

  • Maud dit :

    Bonjour

    Merci Laurent Brouat, excellente initiative d’avoir pointé ce phénomène.

    Je suis moi-même en recherche d’emploi et donc candidate potentielle. Et pour autant, je ne trouve aucune excuse aux commentaires laconiques des candidats. Tout d’abord par définition et qu’on le veuille ou non, dans la relation recruteur-candidat, c’est clairement le recruteur qui est en position de force. Ensuite, les réseaux sociaux ont cette particularité de proposer une relation basée sur l’instantanéité, les messages courts, directs (en témoigne twitter, son paroxysme). Je ne suis pas du tout « geek » ou partisante des réseaux sociaux, que je n’utilise qu’à titre professionnel. Mais selon moi ils ont fourni des avantages réels et non négligeables dans la recherche d’emploi (accéder à des offres très rapidement, se mettre en relation en direct avec les gens de l’entreprise etc), alors autant en profiter et jouer le jeu. En l’occurrence, faire des réponses comme cela lorsqu’on est en recherche d’emploi est hallucinant, donne une impression de fainéantise (la flemme de me décrire ou de proposer un contact en privé = ça donne une petite idée du message envoyé au recruteur), c’est donc clairement se mettre une épine dans le pied.

    Bonne journée à tous

    • Laurent Brouat dit :

      Merci Maud, c’est exactement ce que je pointais… L’image que cela renvoie !

      Bonne soirée,
      Laurent

    • Julien dit :

      La position de force du recruteur est à revoir ici. Tout dépend de votre manière de penser. On appelle communément les recruteurs par des offreurs d’emploi, alors qu’en la disposition inverse, les personnes libres, qui disposent de temps, proposent leur travail. Il est possible de créer une relation inter-dépendante entre celui qui travaille déjà dans l’entreprise (le recruteur), et celui qui propose son temps et son apport à cette même entreprise. L’entreprise est en situation de demande ici, c’est elle qui appelle une personne libre de travailler pour elle. La pensée peut changer selon l’utilisation des termes, ne l’oubliez pas 🙂

  • Vincent dit :

    Bonjour Laurent,

    Merci de ne pas être impartial…
    Le digital ne crée pas de relation, c’est tout au plus une porte ouverte, une invitation à entrer… La relation commence après ce point d’entrée. Evidemment, les commentaires ne jouent pas en faveur des candidats. Mais est-ce le rôle d’un évangélisateur RMS de s’emporter contre les candidats ? Je m’interroge beaucoup plus sur l’intérêt de « liker » le tweet d’un recruteur sans lien vers un profil de poste. .

    • Laurent Brouat dit :

      Bonjour Vincent,

      Cela fait du bien 🙂
      Je suis l’exemple même que le digital est une porte sur la relation… mais le digital ne doit pas exempter candidats ET recruteurs, je le crois profondément… à force de taper sur les recruteurs, je me suis dit que cela serait pas mal d’apporter sur la place publique un phénomène que je rencontre tous les jours !

  • Pinelli dit :

    Bonjour Laurent,

    Alors là, bravo ! J’étais entrain d’écrire un article sur cette question (pour le mettre sur mon blog) parce que malgré toutes les avancées de ces dernières années, il y a toujours quelque chose qui ne va pas du côté dans les prises de contact des candidats et que je sentais la moutarde me monter au nez depuis quelques mois mais là… bravo ! J’en ris encore ! J’ai eu ce type de réponse 20 fois quand je relayais des offres dans mon groupe sur LinkedIn… infernal ! Comme quoi, le savoir-être sur les réseaux n’est pas inné, quoi que beaucoup en pensent.

    Je suis assez d’accord avec l’idée que la façon de faire du recruteur est aussi un peu « légère ». Surtout pour un poste comme celui-ci, tellement prisé et rare.

    Très bon week-end à tous

  • carre dit :

    Les réseaux sociaux permettent de faire du sourcing et donnent aussi la possibilité de publier une annonce pour emploi.
    Les grandes entreprises font maintenant appel à des services délocalisés (dans des pays de l’Est où le coût de la main d’oeuvre est bien inférieur à l’Europe « riche ») pour le sourcing qui va de la recherche de profils adéquats jusqu’à la 1ère interview par skype.
    Publier une annonce ouverte en 1-2 phrases ouvre automatiquement naturellement très large la vanne d’appel des candidatures. Forcément il devient alors laborieux pour le DRH de trier. La pertinence de cette approche ne vaut que lorsque le recruteur souhaite une plus grande diversité parmi ses employés pour innover.

  • camille dit :

    Bonjour Mr Brouat,

    C’est effectivement interessant de lancer ce débat, et oui, les candidats ne se sont pas foulés.
    D’une part, j’aimerais faire remarquer que dans le message du recruteur : « Je recherche [metier] [diplome]. [experience] », je ne vois pas de « bonjour », ni « merci ». Ca commence mal.

    Mais il manque une information capitale : pour quoi faire ??
    Quel type de recrutement le recruteur doit-il recruter ? quel est le secteur d’activité ? quelle est la taille de la boite ? etc…

    On a ce problème chez les devs « Bonjour, je recherche un dev symphony. Mailez-moi ».
    Non seulement on ne sait pas si c’est pour une mission debug, codage ou conception, mais surtout ca donne pas très envie…

    Camille

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