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Le recruteur de demain : Talent Broker ou Impresario ?
Par : Hugues Truttmann
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Dans mon dernier billet, je faisais la réflexion suivante :

“Ne sommes-nous pas en train d’assister à une évolution du métier de recruteur ? Dans l’avenir le recruteur ne sera-t-il pas plutôt un recruteur d’employeurs, mandaté par un candidat, plutôt qu’un recruteur de candidats, mandaté par un employeur ?”

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Dans le milieu du sport, les agents sportifs sont mandatés par les joueurs pour gérer leurs carrières et dans le milieu artistique, les agents artistiques ou impresarios sont mandatés par les artistes du milieu du cinéma, du théâtre, de la musique, de la mode pour négocier leur contrat et les conseiller dans leurs choix professionnels.

Actuellement, on trouve ces métiers sur un marché encore très élitiste, mais demain, j’ai la certitude que cette profession va se démocratiser et concernera dans un premier temps les profils “high level”, puis progressivement tous les autres.

Le courtier en assurances, contrairement à l’agent d’assurances est indépendant et agit pour le compte de ses clients dont il est mandataire. Son rôle est de les conseiller, de leur trouver et négocier le contrat le plus en adéquation à leurs besoins.

Les courtiers existent dans d’autres domaines tels que l’immobilier, les travaux, la bourse pour les plus courants, mais on trouve aussi des courtiers en chevaux de courses ou encore des spécialistes du courtage matrimonial.

Dans tous les cas, le courtier est reconnu pour sa connaissance et son expertise du marché sur lequel il propose ses services, son rôle est d’être l’intermédiaire, pour une opération entre deux parties.

À quand le courtier en talents ou “talent broker” ?

 

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Le coach de carrière ou consultant en évolution professionnelle ou encore “job coach” accompagne les étudiants, les demandeurs d’emploi, les employés, les cadres, les managers, les dirigeants, les seniors, les freelances, dans leur gestion de carrière, par la réalisation de bilans de compétence, la réflexion et la définition de projet professionnel, le rewriting de CV, la stratégie de recherche d’emploi, le le conseil en personal branding, la simulation d’entretien, l’aide à la négociation salariale, le conseil en évolution professionnelle, etc…

Mis bout à bout et avec un peu de prospective, tous ces éléments permettent de constater que non seulement le métier de recruteur évolue, mais aussi son business model.

La conséquence sera une évolution notable de l’incontournable mandat de recrutement. Pourquoi ne pas partager les honoraires de recrutement entre le candidat et l’employeur ?

Allons même plus loin : Et si c’était le candidat qui payait 100 % des honoraires, dans le cadre d’une “mandat de placement au résultat”, par exemple ?

Le principe étant exactement le même qu’un mandat signé avec un employeur : Le candidat paie les honoraires de placement (par exemple un pourcentage du salaire annuel brut négocié) au recruteur, ou plutôt à son agent ou courtier en talents, dès lors que son contrat de travail est signé, voire à la fin de sa période d’essai.

Pour répondre aux attentes du marché, vous l’aurez compris, le métier de recruteur va devenir de plus en plus exigeant et nécessiter de plus en plus d’expertises, notamment une connaissance fine de son marché, un vrai réseau (non virtuel), de fortes capacités de négociation, des connaissances juridiques, des qualités rédactionnelles, une totale maîtrise des codes de communications sur les réseaux sociaux, de la pédagogie, des aptitudes à conseiller et former, et…. j’allais oublier, la maîtrise des techniques de sourcing !

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Consultant en ingénierie du recrutement et employabilité. Hugues est un artisan-recruteur prospectiviste pour qui l’art du recrutement est le parfait mélange entre son attrait pour la philosophie taoiste, sa passion pour les Relations Humaines et son vif intérêt pour les technologies du numérique. Souhaitant désormais transmettre sa science du recrutement, Hugues collabore avec l'équipe #rmstouch depuis début 2016.

Un commentaire

  • Yohan Turbak dit :

    Bonjour Hugues Truttman,

    Qu’est-ce qui empêche aujourd’hui un bon recruteur à externaliser ses services pour proposer plus tard les meilleurs candidats?
    En créant sa propre structure, en développant des stratégies de recrutement et de suivi de carrière, un recruteur n’aurait-il pas mieux à gagner ?
    A la manière d’un agent dans le sport, comme vous l’avez indiqué, il gagnerais sa vie d’une part par ses « talents », d’autre part par une commission de l’entreprise quand il placerais ses « talents ».
    J’aimerais avoir votre avis sur ce point

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