L’accélération technologique est aujourd’hui absolument vertigineuse. La Qualité de Vie au Travail, la fameuse QVT, s’en trouve tout naturellement (ou devrais-je dire « artificiellement ») impactée, tout comme les 2 autres éléments de l’équation que nous avons imaginée, Jean-Denis Budin et moi :
QVG (Qualité de Vie Globale) = santé + QVT + QVHT (Qualité de Vie au Travail).

 
Keynote Speaker de la 8ème édition de notre événement #rmsconf, Jean-Denis Budin nous a présenté cette équation le 9 octobre 2018.
Dans le livre que nous avons co-écrit « #QVG, À la recherche de la Qualité de Vie Globale » je me suis chargé de la partie « Prospective ». Je vous propose de découvrir cette équation de la QVG au travers d’extraits du livre que je partage ici-même dans le cadre d’une série d’articles. QVT et QVG font clairement partie à mes yeux de la marque employeur d’une organisation, tant au niveau de la promesse faite aux candidat·e·s, qu’au niveau de l’émotion vécue par les collaborateurs·trices en interne.

Tout ce qui semblait encore il y a quelques années relever de la pure science-fiction paraît désormais accessible ou s’est déjà réalisé. Sans même
évoquer la série d’anticipation dystopique « Black Mirror » (1), certaines avancées technologiques récentes ou imminentes sont d’intéressants miroirs des anticipations imaginées par de brillants cinéastes.

 
 

 
Dans le film Her, réalisé par Spike Jonze en 2013, le personnage principal interprété par Joaquin Phoenix tombe amoureux de Samantha, une Intelligence Artificielle « animée » par la voix de Scarlett Johansson. Ils nouent alors une relation aussi singulière que passionnée. Leur histoire
d’amour prend fin le jour où cette IA commence à flirter avec… une autre IA.

Fiction ?

En novembre 2016, deux réseaux neuronaux artificiels du projet Google Brain, Alice et Bob, ont échangé dans un langage indéchiffrable pour un troisième réseau neuronal artificiel, Eve, et… pour les deux chercheurs humains à l’origine de l’expérience, Martin Abadi et David Andersen.

 
 

 
Dans le film Wall-e, d’Andrew Stanton (2008), notre planète est devenue inhabitable et inhabitée. Les humains, tous obèses, évoluent dans un grand paquebot spatial, affalés dans de confortables bulles individuelles. Libérés de toutes les activités professionnelles, confiées aux robots et aux IA, ils passent leurs journées, les yeux rivés sur leurs écrans. Se croisant sans même se voir, ils communiquent entre eux uniquement online, via des programmes qu’ils activent par la pensée. Ils sont tellement dépendants de la technologie qu’ils ont totalement perdu leur libre arbitre.

Fiction ?

Les smartphones ont considérablement facilité bon nombre d’activités : l’accès à l’information par le web et les médias sociaux, les déplacements via la géolocalisation, le check-in à l’aéroport, le contrôle dans le train ou l’entrée à un spectacle par QR-Codes, la candidature en un clic à une offre d’emploi avec le bouton « Apply with LinkedIn », le paiement mobile… Le web, le mail, les médias sociaux et le Cloud permettent aujourd’hui de travailler aussi bien de chez soi que dans les locaux de son entreprise. Enfin, les assistants vocaux qui équipent nos smartphones ou nos enceintes intelligentes (Google Home, Amazon Echo) nous permettent de déclencher une multitude d’actions par la voix. Ainsi, il suffit désormais de dire « OK Google » pour allumer la télévision, lancer une recherche d’information sur le web ou éteindre la lumière. Au risque de nous enfoncer dans une profonde « léthargie », affalé·e·s dans nos confortables canapés, les yeux absorbés par les multiples écrans qui nous entourent, trop fainéant·e·s pour tendre le bras et saisir la télécommande ou appuyer sur l’interrupteur…
L’usage abusif du smartphone est à l’origine d’une augmentation sensible des accidents de la route. Tant pour les automobilistes qui pianotent sur leur joujou en conduisant que pour les piétons qui, complètement absorbés, traversent sans lever la tête… Enfin, la digitalisation, l’automatisation-robotisation et l’évolution fulgurante de l’intelligence artificielle risquent fort d’entraîner une disparition massive d’emplois.

 
 

 
Dans le film culte des frères Wachowski, Matrix (1999), les humains sont tellement manipulés par les machines que celles-ci ont pris le contrôle
de leurs vies. Le monde réel est apocalyptique. Les humains y naissent, extra-utero, et poussent tels des légumes dans des champs, pour servir de batteries. « Anesthésiés », leurs esprits sont plongés dans la Matrice, un monde totalement virtuel, fidèle reproduction du monde réel avant son effondrement. Dans la Matrice, tout est possible pour Neo, l’Élu : apprendre le kung-fu, choisir les armes les plus efficaces, voler et même… mourir pour de vrai.

Fiction ?

Petit à petit, sans y prêter réellement garde, nous faisons entrer les IA toujours plus profondément dans nos vies. Nous les laissons influencer nos choix : musiques sur Spotify, vidéos sur YouTube, séries sur Netflix, contenus visibles sur Facebook. Notre navigation, nos likes, commentaires et partages fournissent à ces IA de précieuses données sur nos goûts et préférences. En retour, les algorithmes de nos médias favoris formulent des recommandations orientées qui nous enferment dans des sortes de bulles. Adieu le hasard, adieu la sérendipité, cette découverte par chance et sagacité de choses que l’on ne cherchait pas.
D’un côté, les algorithmes sont conçus pour capt(iv)er notre attention ; de l’autre, nous leur faisons confiance de plus en plus aveuglément, en perdant au passage tout libre arbitre. Quant à la reproduction, elle pourrait être possible un jour en laboratoire, sans relation sexuelle et hors utérus, à partir de deux cellules humaines issues de n’importe quel tissu. Jacques Testart, le biologiste français à l’origine du premier bébé éprouvette en 1982, en est convaincu, tout comme le professeur de droit et généticien Henry Greely. Directeur du Center for Law and the Biosciences à l’université de Stanford, aux États-Unis, et auteur du livre « The End of Sex and the Future of Human Reproduction » (2016), il est persuadé que cela sera une réalité d’ici 2040 ou 2050. Les premières expérimentations ont débuté…
Enfin, nous découvrons depuis peu de nouvelles réalités. Augmentée, la première enrichit notre environnement direct d’une couche digitale ; une rue, une place, un parc public deviennent d’immenses terrains de jeu pour chasser des Pokémon. Virtuelle, la seconde nous plonge dans des univers bluffants, plus vrais que nature, dans lesquels nos pouvoirs et sensations sont décuplés. Nous ne jouons plus sur un plateau ou sur un écran,
nous sommes littéralement immergés dans le jeu.

 

 
 
Comment faire des pauses salutaires pour reposer notre cerveau lorsque les médias sociaux nous « volent » de plus en plus de temps ?

Comment recharger vraiment et sainement nos batteries la nuit lorsque nous nous endormons sur notre tablette et nous réveillons à la sonnerie de
notre smartphone ?

Pourquoi garder le contact avec notre médecin traitant lorsque nos objets connectés nous permettent de suivre nos paramètres de santé ?

Pourquoi ne pas augmenter nos capacités physiques et intellectuelles lorsqu’il devient possible de modifier notre enveloppe corporelle et de booster
notre mémoire ?

Plus que jamais, notre santé est un bien précieux, vital.

 

 
 
Comment trouver le bon équilibre entre notre vie personnelle et notre vie professionnelle lorsque nous sommes accessibles à tout moment et en tout
lieu ?

Comment trouver le bon équilibre dans notre activité professionnelle entre nos échanges collectifs et nos moments isolés lorsque l’espace de
travail devient multiple ?

Comment vivre sereinement sa vie professionnelle lorsque nous devons apprendre à collaborer avec les robots et anticiper l’évolution de nos
métiers, voire leur disparition ?

Plus que jamais, la Qualité de Vie au Travail est capitale.

 

 
 
Comment ne pas être écrasé·e·s par « l’infobésité » ambiante lorsque nous évoluons dans un monde hyperconnecté, rythmé par l’hyperaccessibilité et le zapping permanent ?

Comment débrancher et ralentir lorsque nous vivons sous l’emprise addictive de nos écrans et la course folle contre le temps ?

Comment préserver notre libre arbitre lorsque les contenus et les recommandations qui nous arrivent toutes cuites nous enferment dans des bulles et orientent nos choix ?

Plus que jamais, la Qualité de Vie Hors Travail est une respiration indispensable.

 
Santé, Qualité de Vie au Travail et Qualité de Vie Hors Travail n’ont jamais été aussi sollicitées, éprouvées et interconnectées.
Ces trois ingrédients magiques de la Qualité de Vie Globale sont les garants de votre équilibre de vie.

Prenez-en soin !

 
J’apporterai quelques réponses à ces différentes questions dans les prochains articles de cette série.

Stay tuned ! 😉

 

 
(1) : Une dystopie est un récit de fiction dépeignant une société imaginaire organisée de telle façon qu’elle empêche ses membres d’atteindre le bonheur.
 

Jean-Christophe Anna
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Jean-Christophe Anna

Maitre Jedi de #rmstouch, Jean-Christophe est passionné par l'innovation et la prospective en matière d'Expérience Talent (Expérience Candidat et Expérience Collaborateur).
Auteur du livre "Recrutement : du Papier au Robot - 30 ans d'évolution de 1995 à 2025", il a créé l'événement #rmsconf en 2011.
Président de CREDIR Transition depuis son Burnout en 2015, il est avec Jean-Denis Budin à l'origine du concept de Qualité de Vie Globale (#QVG = Santé + #QVT + #QVHT).
Citoyen engagé, Jean-Christophe a lancé le site www.2017-2037.com et le Podcast #1vie1terre pour éveiller les consciences sur les véritables enjeux de notre monde.
Jean-Christophe Anna
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