Les médias sociaux transforment la fonction RH, pour le pire, et le meilleur ?
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Les médias sociaux sur la corde raide

Ne parlons pas ici des considérations économico-speculatives de l’entrée en bourse de Facebook ou même psycho-sociales de la migration des adolescents vers Twitter.

Ce qui m’interesse plus aujourd’hui est l’engouement pour ce virage « social » que le business a aujourd’hui pris. Une telle unanimité autour d’un mouvement mettant la puce à l’oreille à ceux qui comme moi doutent de ce qui marche un peu trop fort.

Loin de moi l’idée de remettre en cause la révolution Facebook, Twitter et autres réseaux sociaux mais en toute honnêteté, l’adoption de ces nouveaux outils en entreprise ne répond-elle pas plus souvent à un phénomène de mode qu’à une stratégie bien pensée ?

En panne évidente d’inspiration selon Frédéric Cavazza, les entrepreneurs de la Silicon Valley ont bien compris ce phénomène et surfent donc sur la vague (pour la métaphore), la bulle (pour être exact) des ces nouveaux réseaux sociaux.

Séduites par ces nouveaux outils, les entreprises s’en emparent et, bon gré mal gré, s’essayent à les utiliser en espérant un quelconque efficacité.

L’utilisation des médias sociaux n’est pas aussi magique que l’on pourrait le croire, c’est notamment le cas du recrutement sur Facebook. Laurent Brouat vous donne les clefs pour ne pas vous y casser les dents.

Alors, les réseaux sociaux avenir du recrutement ? Bourreaux des jobboards ?

Les RH, capitaines dans la tempête

Le Bloc-notes de Bertrand Duperrin illustre parfaitement mon propos autour d’une adoption excessive des nouveaux outils. En effet, pour les RH le social business ne doit pas débuter par l’adoption d’une technologie.

Paradoxalement, ces nouveaux outils ont freiné l’adoption des réseaux sociaux d’entreprise a tel point que la France accuse aujourd’hui un certain retard dans ce domaine comme le démontre Virginie Boillet dans Le Cercle Les Echos.

Et pourtant, les RH ont un vrai rôle à jouer dans l’entreprise : ils peuvent être de véritables acteurs du changement. Ce rôle est décortiqué par Christophe Faurie sur le site FocusRH (partenaire de #rmsconf).
Julien Cotte les considère, lui, comme les animateurs des collaborateurs-ambassadeurs de la marque employeur Et ca rime.

Un marché du travail catastrophique

Sans rappeler que le nombre de demandeurs d’emploi a déjà dépasse le seuil des 3 millions, un autre chiffre paru cette semaine doit être pris en considération, selon le baromètre ManPower des perspectives d’emploi, 90% des employeurs ne recruteront pas avant la fin de l’année.

Dans ce contexte, on peut se demander l’intérêt d’avoir des recruteurs toujours de plus en plus accessibles comme nous le démontre l’article de Jean Christophe Anna sur son blog Job 2.0.

De la même manière, Franck La Pinta présente ses trois piliers de l’engagement des collaborateurs, à savoir fierté, confiance et plaisir à l’heure où, plus d’1 français sur 3 n’est pas satisfait de sa situation professionnelle.

Là est donc le vrai challenge : chouchouter ces 2 français restants, les transformer en collaborateurs-ambassadeurs et augmenter leur engagement.
L’objectif : recruter mieux en utilisant les médias sociaux, miroirs d’une entreprise où il fait bon vivre.

Alors, les RH, en crise ?

Guillaume Caramalli
@gcaramalli

Guillaume Caramalli

Guillaume Caramalli a intégré l'équipe Potentialpark où il accompagne les entreprises françaises dans leur communication RH en ligne après un an d'expérience chez Link Humans.
L'institut de recherche suédois évalue et classe les méthodes de recrutement et de marketing employeur des entreprises en se basant sur l'expérience candidat qu'il évalue en sondant 30 000 étudiants et jeunes diplômés dans le monde

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