On y est, la fin de l’hiver arrive petit à petit, les premières jonquilles ont fait leur percée en attendant l’annonce officielle du printemps. Et pour nous c’est aussi la fin d’une période grise et froide, un début d’année plein de promesses qui se tiennent, plus ou moins facilement.

Le check-up du recruteur

Avant d’attaquer le printemps, je vous propose de faire un petit point à la sortie de votre hiver, un petit check-up de vous-même, de votre activité et de vos pratiques.
Combien de fois j’arrive en formation et suis témoin d’une insatisfaction plus ou moins généralisée des participants sur leurs résultats en termes de sourcing, de taux de réponses, de no-show, de départ précoce…

Alors si vous aussi pensez que votre activité a besoin de sortir de l’hiver, je vous propose une série de questions et autres idées pour vous accompagner dans cette détox de printemps de vos recrutements !

Recrutez sain c’est possible ! (bon ok, on ira peut-être pas jusque là ;-p)

Phase 1 : le check-up du recruteur

Oui on commence par vous !
Comment vous sentez-vous ? Je veux dire dans votre job, dans la façon de le faire. Êtes-vous en phase avec votre boîte, sa vision, ses méthodes ?
Est-ce que vous vous reconnaissez dans les actes, les paroles qu’on attend de vous ?
Vous sentez-vous libre de pratique votre métier « à votre sauce » ?
Il ne s’agit pas que d’une question d’ancienneté, de confort ou d’habitude. Vous évoluez et votre entourage professionnel également. Il n’est pas non plus question de tomber dans le « c’était mieux avant ».
Juste posez-vous sincèrement la question de votre place ici et maintenant dans ce job, sans chercher à pointer du doigt qui que ce soit.

Est-ce que votre job vous passionne ou c’est plutôt que « ça paye les factures » ?
Vous le savez aussi bien que moi, l’activité d’un recruteur est plutôt en dents de scie avec des hauts et des bas. Et je pense que c’est difficile à vivre si on est en lutte avec la vague.
Quelles que soient les raisons qui vous ont amenées à votre poste actuel, il est parfois nécessaire de se poser et faire le point. Est-ce que ces raisons sont toujours valables et valides aujourd’hui ?
Est-ce que votre job a toujours du sens pour vous ?

statue le penseur par Rodin

Prendre le temps de se poser et d’auditer ses motivations à faire CE job dans CES conditions c’est également l’occasion de sortir de son « meuh-meuhtage » et prendre le recul nécessaire à valoriser sa chance.
Sinon, je connais de très bons coachs en évolution de carrière 😉

Phase 2 : un check-up de votre relation candidat

Si vous êtes désormais sûr·e et convaincu·e que recruter c’est la vie alors le problème réside certainement ailleurs.
Par exemple, dans une gestion pas vraiment optimale de votre vivier de talents.
À quand remonte la dernière fois que vous avez pris des nouvelles d’un candidat, comme ça, juste pour savoir ce qu’il/elle devient ?

Relisez le dernier message de refus de candidature que vous avez envoyé : en êtes-vous fier ? est-ce qu’il correspond à votre vision du métier ? est-ce qu’il vous ressemble (ton, tournure, contenu) ?
Avez-vous un calendrier à jour de vos relances et suivi de votre vivier ?
Travailler son vivier est un projet long terme, inscrit dans la durée, qui demande rigueur et organisation.
Si votre approche candidat est orientée majoritairement court terme parce que vous-n-avez-pas-le-temps-de-faire-autrement, arrêtez tout de suite. Parce que vous courrez à l’échec, droit dans le mur.

Le métier de recruteur est extrêmement relationnel, d’ailleurs c’est toujours la première raison qui a amené les gens à ce job en premier lieu.
Mais s’il vous plait, arrêtez de vous dire que « vous n’avez pas le temps ». Allouez votre temps à des activités vraiment stratégiques, allez au bout de la démarche et je vous promets que vous le trouverez le temps !

Phase 3 : un check-up de votre stratégie

On y arrive ! C’est le seul mot à garder en tête à tout moment dans ce métier.
Pensez-vous vraiment être stratégique dans votre approche du besoin qui vous est confié ? Ou êtes-vous plutôt en mode « je fonce » fort·e de vos habitudes et de vos certitudes vis-à-vis du marché, des candidats, vos clients etc. ?

Le recrutement est une activité assez cyclique comme vous avez pu le remarquer. On connait tous ça : des périodes glorieuses pendant lesquelles rien ne vous arrête et vous enchaînez les réussites suivie de phases où, sans raison apparente on accumule les problèmes, les refus, etc.
Mais une fois qu’on a compris ça, on est en capacité d’anticiper : quelles habitudes ai-je pris pendant cette période faste ? Est-ce que j’ai tendance à aller à la facilité ou, au contraire, à couper les cheveux en quatre ?
Quand vous êtes plutôt en creux de vague, dans 95% des cas, cela correspond à un problème de stratégie.
Retournez aux fondamentaux, et voyez où le bas blesse. Si besoin, entourez-vous de gens qui pourront vous aider dans ce projet (le concept de Sourcing Buddyça vous parle)

plateau jeu d'échec

La stratégie est LA clé de réussite du recrutement. Vous pouvez être un cador du sourcing en mode gold scraping ou un as de la négo en entretien, si votre stratégie globale ne tient pas la route, vous courrez quand même à l’échec. Reprenez votre brief de poste et votre mindmap – qu’en ressort-il ? Soyez cohérent et osez reconnaître que vous n’y êtes peut-être pas encore…

Phase 4 : un check-up de vos outils

2 possibilités s’offrent à vous ici : soit vous êtes entouré·e d’outils qui se veulent tous plus performants les uns que les autres et vous êtes naturellement tombé·e dans le piège de vous cantonner à eux (parce que vous les maîtrisez, parce qu’on vous « impose » de les utiliser etc.)
Petite parenthèse : on ne vous impose jamais rien, croyez-moi ! Du moment que vous faites votre boulot et que les résultats sont là, process et autres obligations se verront fondre comme neige au soleil… à vous de négocier vos conditions de travail ! (et oui c’est possible même dans les « grosses boîtes » alors ne nous cherchons pas d’excuses).

Donc, si vous êtes en mode sclérose du sourcing : la détox s’impose. Arrêtez tout ! Maintenant.
Nan mais vraiment. D’ailleurs je reviens prochainement avec un nouveau concept sur le sujet.
On reprend les bases : son réseau et son téléphone. Rien d’autre ! Les fondamentaux les plus simples sont tellement efficaces, allez-y !

un téléphone mobile Nokia 3310

Auditez votre pratique : calculez le temps consacré à la recherche via tel outil/réseau/ATS/agrégateur etc. Vs. les résultats concrets obtenus.
Et seulement après vous pourrez aller explorer de nouveaux terrains de jeu, par choix, et non par accumulation.

2ème option : vous n’êtez pas noyé·e d’outils voire vous n’avez que très peu de moyens à dispo et vous ramez à ne pas savoir pas quel bout prendre le problème.
Je vous rassure, la solution n’est pas l’outil mais bien l’artisan !
Investissez en vous-même, perfectionnez-vous, échangez, apprenez.
Oui vous pouvez demander une formation à votre boss mais commencez dès maintenant : articles en ligne, Slacks dédiés, groupes FB, Meetup, un Sourcing Buddy etc. Il y cent façons d’échanger et de partager gratuitement aujourd’hui sur notre métier et nos pratiques. Sortez de votre terrier et rencontrez vos pairs !

Je vous souhaite à toutes et à tous un joyeux printemps.
Et n’oubliez pas: quel que soit votre « problème » vous n’êtes pas seul, alors keep cool – tout va bien 😉
À très vite !

Crédits photos : Pixabay, Librestock, Shutterstock, Pexels

 

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Sophie Guenat
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Sophie Guenat

Geekette enthousiaste & passionnée de relations humaines, Sophie a eu l’occasion d’intervenir sur des missions très variées, principalement à l’international.
Aujourd’hui Agent Spécial chez #rmstouch, elle met à profit son énergie et son sens du service auprès des entreprises, cabinets, institutions & écoles afin de promouvoir le recrutement de demain et les accompagner dans cette évolution.
Nom de code : @sophilantropy
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